Dans un contexte de marchés compétitifs et d’actifs souvent illiquides, un fonds de private equity (ou un family office) fait face à un défi constant : identifier les opportunités d’investissement pertinentes avant les autres. Grâce à des outils d’analyse de données (big data, data analytics, scoring, veille sectorielle), l’équipe d’investissement peut scruter un vaste périmètre, multiples secteurs, geographies, typologies d’entreprises, pour repérer des cibles sous-évaluées ou en croissance cachée. Ce sourcing “augmenté” permet d’élargir le deal-flow, de diminuer le biais subjectif et d’accéder à des opportunités que les approches traditionnelles (réseaux, recommandations, Excel simple) auraient omises.
Sur la phase de due diligence et d’acquisition, l’analyse avancée des données transforme radicalement le processus. Plutôt que de se reposer sur des reporting statiques, épars ou mal consolidés, les data-tools permettent de systématiser l’extraction d’informations financières, opérationnelles et de marché (comptabilité, ERP, ventes, logistique, CRM, tendances de la demande, etc.). Résultat : une meilleure visibilité sur les risques structuraux, les inefficiences internes ou les surcoûts potentiels, et ce avant la transaction. Cela réduit le risque, accélère les due diligences, et facilite la négociation, conditions précieuses pour un M&A advisor ou un fonds souhaitant sécuriser ses investissements avec confiance.
Une fois l’acquisition réalisée, la valeur réelle d’un investissement en private equity se joue dans la montée en puissance des sociétés du portefeuille, croissance, efficience opérationnelle, marges, gains de parts de marché, plan de développement. Grâce à la data, le fonds peut mettre en place un suivi fin des indicateurs clés (CA, marge, cash-flow, productivité, KPIs opérationnels), en quasi-temps réel, et piloter des actions correctrices ou stratégiques. Cette supervision permanente permet d’améliorer les performances, d’identifier rapidement les leviers de création de valeur, et d’optimiser le rendement final à la sortie.
Enfin, pour un family office ou un M&A advisor, la transparence vis-à-vis des investisseurs, LPs ou des parties prenantes est un enjeu essentiel. Une infrastructure analytique bien conçue, dashboards, reporting automatisé, visualisation des performances, permet de produire des rapports clairs, fiables et réguliers. Cela renforce la confiance, facilite la communication, et valorise le fonds. De plus, en capitalisant sur des données homogènes et historisées, on peut élaborer des modèles de valorisation, des scénarios de sortie ou des projections financières plus robustes et crédibles, éléments clés pour décider d’une stratégie long-termisme ou d’un arbitrage.

